Balance Ton Tampon

Méthodologie

Pour évaluer les protections menstruelles, on s’est basé sur les informations disponibles sur les emballages ou les sites des marques. L’idée n’était pas de faire des tests en laboratoire, mais de regarder ce que les fabricants nous disent – ou ne nous disent pas – sur leurs produits.

On a commencé par analyser les matériaux utilisés : certains produits contiennent des matières issues de la pétrochimie comme le polypropylène, le polyéthylène ou le polyester, qu’on retrouve souvent dans le voile de surface ou dans les couches extérieures. Ce sont des matières plastiques, donc non biodégradables, avec un fort impact écologique. À l’intérieur, pour l’absorption, on trouve parfois de la cellulose (naturelle), du coton (conventionnel ou bio), ou encore des super-absorbants comme le polyacrylate de sodium, un dérivé de l’acide acrylique qui a déjà créé la controverse dans les couches pour bébés.

Côté santé, on a fait attention à plusieurs éléments. Certains produits contiennent des parfums ou des colorants, qui peuvent être irritants pour les muqueuses. Le blanchiment, s’il est fait au chlore, peut laisser des traces de dioxines, substances soupçonnées d’avoir des effets nocifs sur le système hormonal : endométriose, troubles de la fertilité ou ménopause précoce. On a aussi noté si les marques mentionnent des tests dermatologiques. Mais attention : ce terme n’est pas encadré par une réglementation, donc il ne garantit pas grand-chose.

Une fois cette analyse faite nous avons établi un ensemble de règles qui permettent d’évaluer la qualité du produit. Un produit qui contient du plastique ne pourra pas obtenir la note de A, il sera donc forcément noté B ou moins. Un produit qui contient du plastique au contact des muqueuses (donc sur le voile de surface) sera forcément C ou moins. La somme de ces règles nous permet de noter le produits, et les défauts sont cumulatifs. Ainsi un produit qui contient du parfum, du polyacrylate de sodium et du polyester sera noté D. 

Enfin, nous avons pris en compte l’impact environnemental. Les plastiques présents dans ces produits ne se dégradent pas dans la nature, et leur production est très polluante. Le polyacrylate, par exemple, n’est ni compostable ni recyclable. Quant aux promesses écologiques (« éco-responsable », « respectueux de l’environnement », etc.), elles sont souvent vagues et non vérifiées par une certification officielle. On a donc aussi regardé si des labels reconnus figuraient sur les emballages.

À partir de tout ça, on a rédigé deux courts textes pour chaque produit : l’un sur les risques potentiels pour la santé, l’autre sur l’impact écologique. Le but, c’est d’offrir une information claire, synthétique et accessible, pour que chacun·e puisse faire un choix éclairé.